Projet « la ville d’Agger et jebel Serj dans l’antiquité »

Des études de terrain ont été lancées le 03 octobre 2020, dans le cadre du projet de coopération scientifique liant l’Institut National du Patrimoine au laboratoire de recherche « Occupation du Sol, Peuplement et Modes de Vie au Maghreb antique et médiéval (Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sousse).

Ce projet concerne l’étude de la cité antique d’Agger (Sidi Amara, délégation Ouesslatia, gouvernorat de Kairouan) et les différents sites archéologiques situés dans les limites de la carte topographique au 1/50 000è du Jebel Serj. Cette région est connue par une présence humaine importante durant toute l’histoire, et l’étude des traces de cette présence a contribué au développement de nos connaissances sur le mode de vie humain durant la préhistoire et la protohistoire ainsi que sur l’importance stratégique de la région pendant la période byzantine et le Haut moyen-âge.       

L’équipe de ce projet est composée de plusieurs chercheurs, enseignants et techniciens avec la coordination de Faouzi Abdellaoui (maitre-assistant à l’Université de Kairouan et membre du Laboratoire Occupation du sol) et Hamden Ben Romdhane (chargé de recherches à l’INP). Ce projet bénéficie de la direction scientifique de Mm Leila Ladjimi Sebai (directeur de recherches à l’INP et ancienne responsable scientifique du site d’Agger) et M. Abedellatif Mrabet, Professeur à l’Université de Sousse et directeur du Laboratoire « occupation du sol… »

Les travaux de terrain et d’étude se poursuivront jusqu’en 2022 avec comme objectif principal de fournir une documentation archéologique et architecturale des différents sites en plus des études historiques qui permettront une meilleure connaissance de cette importante réserve culturelle et naturelle.

Projet « la ville d’Agger et jebel Serj dans l’antiquité »
Projet « la ville d’Agger et jebel Serj dans l’antiquité »
Projet « la ville d’Agger et jebel Serj dans l’antiquité »
Projet « la ville d’Agger et jebel Serj dans l’antiquité »
Projet « la ville d’Agger et jebel Serj dans l’antiquité »
Projet « la ville d’Agger et jebel Serj dans l’antiquité »

Découverte de deux fermes rurales antiques en Tunisie

Dans le cadre des fouilles préventives organisées par l’Institut National du Patrimoine, en partenariat avec le ministère de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, et l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle, sur le tracé de l’autoroute projeté Tunis-Gafsa, trois sites appartenant au gouvernorat de Zaghouan ont été fouillés.
Deux sites ont livré leurs secrets suite à la mise au jour de deux grandes fermes rurales qui remontent à l’antiquité. La première située à Hr Ourazla (délégation de Nadhour) et la deuxième à Hr Tella (délégation de Zaghouan). Les deux sites appartiennent à deux aires de cultures différentes. En effet, selon le matériel archéologique recueilli durant les fouilles, le premier site s’apparente à la culture de la Byzacène et son occupation ne remonte pas au-delà de la période romaine, alors que le deuxième, il est au cœur du territoire carthaginois et remonte au Vè siècle avant J.-C. Chacun des deux monuments couvre environ 1000 m2 et conserve l’essentiel de sa planimétrie avec des aménagements liés à l’oléiculture et aux activités domestiques (bassins, contrepoids, meules…etc). Les deux fermes, dont l’occupation s’était arrêtée avec la conquête arabe, n’ont conservé que les niveaux de fondations bâtis sur des affleurements rocheux.
Ces interventions archéologiques entreprises depuis mars 2019 et programmées suite à des prospections géophysiques, sont l’œuvre d’une équipe scientifique et technique de l’Institut National du Patrimoine dirigée par Samir Aounallah, directeur de recherches, Sami Ben Taher, maitre de recherche et Hamden Ben Romdhane, chargé de recherches.
Equipe de fouille (conservateurs de patrimoine, topographes, techniciens d’architecture et étudiants) : Afef Riahi, Hssyne Arfa, Myriam Mahmoudi, Hosni Ben Mohamed, Saber Henchiri, Slim Bechrifia, Emna Azouz, Nabil Belmabrouk, Ridha Kooli, Kais Trabelsi, Yahya Khemiri, Abir Daadaa et Sabrine Mfarej
Découverte de deux fermes rurales antiques en Tunisie
Découverte de deux fermes rurales antiques en Tunisie
Découverte de deux fermes rurales antiques en Tunisie
 

Projet de coopération entre l’Institut National du Patrimoine et le DAI ROME 

Projet Jouggar (gouvernorat de Zaghouan)

Coordinateurs du Projet : HAMDEN BEN ROMDHANE et RALF BOCKMANN

Scanner laser et relevé photogrammétrique

L’INP (Institut National du Patrimoine) à Tunis et le DAI – Deutsches Archaologisches Institut (Institut Archéologique Allemand de Rome) mènent un projet d’étude du site archéologique de Jouggar, en Tunisie, depuis 2018.

En 2019, un scanner laser intégré et un relevé photogrammétrique ont été réalisés afin d’obtenir des artefacts tridimensionnels à ultra-haute résolution. Le site se compose d’une partie extérieure, une forteresse byzantine et d’une partie souterraine, un nymphée romain. 

La partie externe est acquise par scanner laser et photogrammétrie à la fois terrestre et par drone.

Pour la partie interne, le relevé laser est intégré à un relevé photogrammétrique à très haute résolution réalisé en aval de l’installation d’un jeu de lumières.

Le résultat est un nuage de points très détaillé et un modèle 3D extrêmement résolu.

Produits

  • nuage de points
  • modèle 3D navigable
  • orthophoto à très haute résolution
  • visite virtuelle immersive

Visitez la page projet via ce lien et visualisez les résultats du scanner laser de la forteresse et nymphée de Jouggar : https://www.acas3d.com/sito-archeologico-di-jouggar-tunisia/

la forteresse et nymphée de Jouggar,

la forteresse et nymphée de Jouggar

Informations historiques (R. Bockmann et H. Ben Romdhane)

Jougar est situé sur les pentes d’une chaîne de montagnes de 370 m de haut, d’où provient la source Ain Jougar. Il est situé à 15 km au sud de Thuburbo Maius et à 90 km de Carthage. Selon les informations et les connaissances actuelles, l’eau de cette source a été recueillie dans le monumental Nymphée à partir de la période sévérienne et a été introduite dans l’aqueduc de Zaghouan, qui alimentait en eau l’ancienne ville de Carthage par un tuyau d’une longueur totale de 128 km. Pendant la période byzantine, au VIe siècle après J.-C., le Nymphée était sécurisé par une forteresse, qui a été restaurée au Moyen-Âge et au XIXe siècle. Cet aqueduc est toujours fonctionnel à ce jour et est inscrit avec l’ensemble du complexe Zaghouan-Carthage sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.


Les fouilles sur le site archéologique Castilia à Tozeur, sud-ouest de la Tunisie

Les fouilles archéologiques (quatrième tranche) se poursuivent sur le site de Castilia, sous la supervision de chercheurs de l’Institut national du patrimoine, Mourad Chetoui et Al-Arabi Saghir Al-Arabi, du 01 au 24 février 2020.
L’Institut national du patrimoine a alloué une somme de 15 000 D et l’affectation de 18 employés tout au long de l’excavation pour révéler la nature des bâtiments adjacents à l’église, qui sont principalement des bâtiments résidentiels adjacents à ce monument religieux.

الحفرية الاثرية بموقع كستيلبا بتوزر

الحفرية الاثرية بموقع
fouilles archéologiques (quatrième tranche) se poursuivent sur le site de Castilia كستيلبا بتوزر

الحفرية الاثرية بموقع كستيلبا بتوزر

الحفرية الاثرية بموقع
fouilles archéologiques (quatrième tranche) se poursuivent sur le site de Castilia كستيلبا بتوزر

الحفرية الاثرية بموقع كستيلبا بتوزر

الحفرية الاثرية بموقع
fouilles archéologiques (quatrième tranche) se poursuivent sur le site de Castilia كستيلبا بتوزر

الحفرية الاثرية بموقع كستيلبا بتوزر

الحفرية الاثرية بموقع
fouilles archéologiques (quatrième tranche) se poursuivent sur le site de Castilia كستيلبا بتوزر


Projet  de recherche et de mise en valeur sur le site archéologique de Henchir Souar,

l’antique Abthugnos

Une coopération tuniso-autrichienne dans le domaine du patrimoine archéologique entre l’Institut National du Patrimoine de Tunisie (INP) et l’Académie Autrichienne, représentée par l’Institut Archéologique Autrichien de Vienne (OeAI), collaborent dans le cadre d’un projet de recherche et de mise en valeur sur le site archéologique de Henchir Souar, l’antique Abthugnos, dans le gouvernorat de Zaghouan (Tunisie). Une équipe mixte de chercheurs, d’architectes et d’étudiants tunisiens et autrichiens ont déjà élaboré lors d’une première mission de terrain effectuée en mars 2019 un relevé Scanner laser du forum de la ville ancienne. Cet espace central de la ville antique a conservé les vestiges monumentaux d’un capitole avec des rostres ainsi qu’un dallage de la cour très bien conservé. Une basilique judiciaire et une porte monumentale complètent la configuration du centre urbain de cette petite ville des confins. Des inscriptions latines trouvées in situ permettent d’écrire l’histoire municipale, urbaine et sociale de la ville antique.

Ajoutons qu’Abthugnos est connue aussi par les œuvres de Saint Augustin. Son emplacement non loin de la frontière séparant le pays de Carthage des territoires des rois numides lui a permis d’acquérir une culture matérielle riche et prometteuse pour ceux qui s’engagent à l’explorer et à la conserver. Rappelons que le mérite dans la découverte de cette ville de l’ancien territoire carthaginois revient à l’archéologue tunisien la regrettée Naidé Ferchiou qui a pu dégager l’essentiel du forum et de ses annexes vers la fin du siècle XXe siècle. Le nouveau projet tuniso-autrichien (2019-2021) vise à l’étude archéologique et architecturale détaillée de ce beau site.

le site archéologique de Henchir Souar