Dans le patrimoine urbain et architectural, tant en milieu urbain que montagnard, les défis de la préservation et les enjeux de la mise en valeur
Naceur Baklouti

Ibn Khaldoun affirme dans son « Introduction » que le métier de la construction est le premier et le plus ancien des métiers de l’urbanisme ; il s’agit de savoir comment aménager des habitations et des maisons pour y vivre et s’abriter….
L’architecture traditionnelle, et en particulier l’architecture résidentielle, est étroitement liée au milieu dans lequel elle s’inscrit, qu’il soit urbain, rural, montagnard ou insulaire, car il n’existe en principe pas de logement en dehors d’un ensemble qui explique et justifie ses formes architecturales. Elle n’est donc qu’une unité qui s’inscrit dans ce cadre, englobée par celui-ci, et dont le mode de fonctionnement, c’est-à-dire le mode de vie de ses habitants et l’agglomération urbaine qui l’entoure, la définit. En Tunisie, l’architecture résidentielle urbaine (par rapport aux villes anciennes) représente un style particulier qui interagit avec le tissu urbain pour en constituer, avec d’autres unités architecturales, l’espace urbain qui forme à son tour le noyau historique d’un certain nombre de grandes villes telles que Tunis, Kairouan et Sfax.
Quant au deuxième style qui retient l’attention, il s’agit de l’habitat montagnard qui peuple les villages de montagne du sud de la Tunisie, où les styles se multiplient et s’intègrent parfaitement à leur environnement. Ces deux styles constituent un patrimoine urbain et architectural d’une grande richesse par la diversité de ses formes et ses spécificités locales, et soulèvent la question de sa préservation et de sa mise en valeur. …

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